16 mars 2009
L'état des lieux
L’état des lieux
Richard Ford
Nous retrouvons Franck Bascombe (Indépendance), agent immobilier, et maintenant âgé de 55 ans. Il est atteint d’un cancer de la prostate. Sa seconde femme, Sally, l’a quitté pour rejoindre son premier mari disparu pendant 30 ans. Il est donc seul, ses enfants vivent leur vie.
Cette situation l’amène à faire le point sur sa vie passée, présente et à venir. A-t-il fait les bons choix, quels sont ceux qu’il lui reste à faire maintenant, quel type de relation entretient-il vraiment avec son ex-femme, avec Sally, ses enfants sont-ils heureux, quelles décisions pour cette dernière partie de sa vie doit-il prendre ?
Sans doute sommes-nous tous amenés à faire un jour, nous aussi, un état des lieux de notre vie. En ce sens, ce personnage est attachant ; il aime la vie et tous ceux qui l’entourent.
C’est pourtant un peu long, 730 pages dont beaucoup nous décrivent consciencieusement les autoroutes, les embranchements, les numéros des routes que Franck Bascombe emprunte très souvent pour faire visiter des maisons dans le New Jersey. Il nous énumère également les magasins, centres commerciaux qui longent ces routes. On se lasse un peu de la description des vêtements, des chaussures ou des chaussettes que lui ou les personnes qu’il rencontre portent. Cela ne nous apporte pas vraiment grand chose et cela revient un peu trop souvent. Toutes ces longueurs nuisent un peu à l'intérêt du roman.
Nous apprenons cependant à connaître un peu plus la vie des américains, en cette veille de Thanksgiving et à l’approche des élections présidentielles de 2000 entre George Bush et Al Gore.
J’ai lu ce roman jusqu’au bout, ce qui signifie qu’il m’a intéressée. Par contre, je confesse avoir sauté parfois des lignes, parfois des paragraphes, voire même une ou deux pages.
04 mars 2009
Réussir sa vie
Récemment, un certain monsieur nous disait que tout le monde avait une Rolex, et même que si l'on n'avait pas de Rolex à 50 ans, on avait raté sa vie. Je ne ferai pas plus de commentaires là-dessus, à part que j'ai une conception radicalement différente de la réussite dans la vie qui ne se fonde pas sur la possession de signes extérieurs de richesse.
Hier, contrainte de regarder la nouvelle star sur M6 (je n'en dirai pas plus), j'ai entendu une nouvelle petite chose qu'il fallait avoir dans la vie.
"Si tu n'as pas d'univers à 29 ans, il faut se poser des questions".
Heu, ça veut dire quoi avoir un univers ? Oui, à 29 ans, on a mûri, on ne se comporte plus comme un adolescent attardé, on ne se couche plus à 6 heures du matin après avoir passé sa soirée en boîte à boire des bières, pour se relever à 15 heures le lendemain, on est plus responsable, et moins focalisé sur ce que les autres peuvent penser de nous, mais un univers ?
Alors oui, à 29 ans, on a plus ou moins trouvé son style, on a plus ou moins affirmé ses goûts, on a plus ou moins trouvé sa voie et on sait plus ou moins ce que l'on veut faire de sa vie. Mais ça veut dire quoi un univers ?
Enfin bref, voilà, il faut avoir un univers (quoi que ça puisse être) à 29 ans et une Rolex à 50 ans pour réussir dans la vie.
Mais qu'est-ce que c'est que ces trucs pourris ?
* * * * *
Bon, je sais que je ne suis vraiment pas assidue en ce moment, mais je n'ai pas grand-chose à raconter. Je travaille surtout chez moi actuellement, je n'ai donc pas beaucoup d'occasions de sortir vivre de grandes aventures dans le vaste monde. Je ne lis pas beaucoup non plus pour l'instant, ou alors des livres de tricot et de couture, ce qui n'appelle pas vraiment de critique très littéraire. Le temps passe trop vite, surtout le matin et le soir, quand je m'occupe de mes petits et que j'ai l'impression que je ne les vois presque pas. Je fais des compotes et des purées, je tricote des petites choses et des choses affreuses, je fais beaucoup de projets que je n'aurai pas le temps de réaliser. Je rêve parfois de m'arrêter de travailler pour profiter enfin de mes enfants adorés. J'ai froid aux mains quand je tape sur mon clavier. Je me couche parfois à des heures indues pour regarder des émissions idiotes et après j'ai de terribles coups de barre l'après-midi. Je me rends compte que je n'ai plus 20 ans.
Bref, une vie assez planplan en ce moment, mais que voulez-vous. Le mois de mars s'annonce mouvementé avec beaucoup de réunions, donc beaucoup de sorties dans le vaste monde, donc potentiellement beaucoup de choses à voir et peut-être à raconter. Ca devrait un peu me secouer et me réchauffer ! Et puis le printemps arrive...
28 février 2009
Vacances anglaises
Vacances anglaises
Joseph Connolly
Dans un grand hôtel de la côte anglaise, les nombreux personnages de ce roman hilarant, se préparent à passer une semaine idyllique de vacances, enfin presque.
Elizabeth pour qui l’argent n’est vraiment pas un souci, a remplacé la réservation de son mari, Howard, par celle de son amie Melody. Howard, en son for intérieur, est ravi de rester seul chez lui, enfin presque seul. Leur fille Katy, 17 ans, part à Chicago avec une de ses amies, enfin pas vraiment une amie. Melody, quant à elle, peut enfin se livrer aux plaisirs de l’amour sans avoir à s’occuper de son bébé qui ne cesse de pleurer ; l’amour pas vraiment. Un couple ami, Brian et Dotty rongée de jalousie pour son amie Elizabeth, a également réservé dans le palace, enfin plutôt dans une caravane puisque leurs moyens ne leur permettent pas beaucoup plus. Brian, lui, se morfond d’angoisse pour sa situation financière tout en se réconfortant en pensant à sa collection de plaques d’égoût. Lulu, rencontrée sur place, se prélasse au soleil, enfin presque, puisque intérieurement elle est terrorisée par la jalousie maladive de son mari John.
Les autres personnages ne manquent pas non plus de piquant. Tous s’efforcent de sauvegarder les apparences (trompeuses) et vont donner libre cours à leurs obsessions.
Les péripéties et les quiproquos s’enchaînent et Joseph Connolly se délecte en lâchant comme par hasard, sournoisement, quelques scuds nous préparant au pire.
Décidément, cet auteur sait nous faire rire des drames intimes de ses personnages, dans un style tonique et vif. Ce roman pourrait tout aussi bien s’intituler « l’amour est une chose étrange ».
17 février 2009
Travail à la chaîne
Atelier compote et petits pots ce dimanche, pour régaler mes chers et tendres enfants... Quand je vois le nombre, j'ai l'impression d'avoir un régiment de petits bébés. Mais non, il n'y en a que deux. Maintenant qu'Alice mange autre chose que du lait, et réclame d'ailleurs ses petites purées et compotes, sa cuillère et son petit bol rose, préparer le sac pour la nourrice devient plus technique.
Mais quel plaisir de leur faire plaisir à eux, en leur offrant de bonnes compotes faites maison par les petites mains aimantes de leur maman chérie...
16 février 2009
A l'abri de rien
A l’abri de rien
Olivier Adam
Marie, jeune femme mariée et mère de deux enfants, est dépressive. Rien ne l’intéresse vraiment, son esprit semble vide et distant de sa vie quotidienne. On devine qu’elle vit à Calais.
Un jour de pluie, le hasard lui fait rencontrer un réfugié kosovar qui change le pneu de sa voiture qui vient de crever.
C’est le déclic. Elle se prend alors d’une motivation sans limite pour venir en aide à tous ces réfugiés. Elle se donne entièrement à cette cause, abandonnant ainsi sa propre famille.
Si ce récit nous amène à compatir pour les réfugiés et leurs conditions de vie, il est difficile de ressentir une empathie pour Marie qui agit dans l’excès et la contradiction. Sans doute l’effet de la dépression. Sans doute aussi l’effet du style de l’auteur qui accumule les lieux communs dans un vocabulaire peu recherché et assez quelconque . Contrairement aux critiques qui ont apprécié ce roman, je trouve l’écriture bâclée, les clichés trop nombreux, le sujet superficiellement traité. La psychologie du personnage principal survolée.
Ce roman me fait l’impression d’avoir été écrit à la va-vite sur un sujet racoleur. Ce point de vue peut sans doute ne pas être partagé par tous les lecteurs, mais c'est ainsi que je l'ai ressenti.
12 février 2009
L'amour est une chose étrange
L’amour est une chose étrange
Joseph Connolly
La petite famille Coyle vit dans la banlieue de Londres dans les années 50. Le confort moderne commence à s’installer dans la famille et l’arrivée tant attendue d’une télévision est un véritable évènement. Malgré les apparences, la vie n’est pas facile et chaque personnage nous fait tour à tour partager le flot de ses pensées, C’est ainsi que l’on progresse dans l’histoire de cette famille et dans la connaissance de la véritable personnalité de chacun.
Le petit Clifford est essentiellement soucieux de compléter sa collection de jouets trouvés dans les boîtes de céréales ; sa sœur, Annette, explose dans son école religieuse ; le père, Arthur, est psycho rigide et l’ambiance se fige dès qu’il rentre du travail ; la mère, Gillian, s’évertue à essayer de faire plaisir à tout le monde avec ses petits moyens et à refouler ses propres désirs, c’est qu’elle a du pain sur la planche et l’argent ne pousse pas sur les arbres. Derrière ce tableau quelque peu banal, on s’aperçoit très vite que leur vie ne va pas être un long fleuve tranquille. Quelques mots, une phrase, nous mettent progressivement sur la voie des problèmes qui s’annoncent. Et ils ne vont pas manquer les problèmes. Petit à petit, on retient notre souffle en découvrant ce qui se cache derrière les apparences.
L’auteur arrive à décrire avec humour et grincements de dents, la société anglaise des années 50. En nous faisant passer tour à tour du point de vue et des réflexions débridées de chacun des personnages, il nous entraîne dans une histoire dans laquelle les rebondissements ne manquent pas. Le conformisme, les bonnes manières, l’éducation trop stricte, laissent des traces indélébiles et inattendues dans les comportements de chacun ; conjuguées avec la sensibilité innée des personnages, nous obtenons un cocktail savoureux et explosif.
On ne lâche plus ce livre dont la fin, même si elle est annoncée dès les premières pages, nous laisse une nouvelle fois sans souffle.
Vous trouverez une autre critique de ce roman sur le blog : commealamaison.canalblog.com C’est d’ailleurs son auteur qui m’en a conseillé la lecture et qu’à mon tour je recommande.
09 février 2009
Peut-être un peu de tri à faire...
Je dirais que là, j'ai un peu de rangement à faire, non ?
Mais ça va si vite... Hop, je le rangerai plus tard... Ca, je dois le relire... Et puis ça, il faut que je le trie avant de le jeter... Et voilà comment on se retrouve avec une pile trop haute. Et le mieux, c'est que là-dedans, il y a des papiers importants, des vieux trucs que je n'ai pas regardés depuis 4 ans, des étiquettes de pelotes de laine et des albums de bébé (à remplir régulièrement n'est-ce pas).
Allez, demain je m'y mets ?
PS : et que fait la Nouvelle Laurine pendant ce temps ????? On croyait qu'avec les bonnes résolutions... ben oui mais ça, c'est du reliquat de l'Ancienne Laurine !! Alors ça prend du temps... mais c'est sur la to do list...
06 février 2009
Voir Pontoise et mourir
Enfin, peut-être pas mourir tout de suite après, quand même. Mais ça pourrait aussi bien être "mourir en essayant de voir Pontoise", ou alors "mourir en chemin pour Pontoise". C'est qu'avant d'y arriver, on a largement le temps de mourir, croyez-moi.
Hier, j'avais une réunion à Pontoise, cette charmante presque préfecture tout au nord de Paris, tellement au nord, pourrais-je ajouter. Horriblement loin au nord, même. Après avoir transpiré abondamment sur mon premier projet de parcours Amboise-Pontoise (tiens, c'est rigolo, ça termine pareil), incluant 40 minutes de voiture jusqu'au TGV, une heure de TGV, puis métro de Montparnasse à Saint-Lazare, puis train de banlieue de Saint-Lazare à Pontoise, puis 1 km à pied jusqu'au Tribunal, en talons, avec tout mon matériel sur le dos, comme les tortues leur maison, j'ai été sauvée et fort soulagée d'entendre que la collègue avec qui j'allais dans cette charmante ville de Pontoise passait justement à 500 m de Montparnasse et que ça ne lui ferait même pas un détour de m'emmener avec elle en voiture. Alleluia !
A midi moins le quart, nous nous retrouvons donc à Montparnasse, moi, mes talons, mon dos et ma collègue, et nous partons joyeusement pour Pontoise. Nous n'avons pas déjeuné bien sûr, mais nous pensons trouver une petite boulangerie à côté du Tribunal et nous acheter un petit encas. Mon angoisse concerne en fait surtout le retour, le soir, sachant que le dernier train pour Tours est à 20h20 et qu'après, je suis plus ou moins coincée à Paris, plutôt plus que moins d'ailleurs, tout ceci avec une incertitude totale quant à la durée de la réunion + le temps inconnu que prendra le retour en voiture de Pontoise à Paris.
Ha, ha, ha. Laissez-moi rire (jaune). Déjà, les bouchons, nous nous y attendions un peu, mais quand même. Je dois dire que je ne suis jamais passée aussi près d'autant de voitures pendant aussi longtemps. Merci la conduite en région parisienne, je me félicite chaque fois que j'y retourne d'en être partie, et vive la province. Mais une fois les bouchons derrière nous, se pose un autre problème, et de taille.
Vous serez d'accord avec moi pour dire que Pontoise, quand même, ce n'est pas le bled paumé au fond de la cambrousse. C'est plutôt une grande ville, hein, avec au moins deux Tribunaux, c'est la Préfecture avec Cergy, comme dans Cergy-Pontoise, n'est-ce pas, et c'est un coin central du grand nord parisien. Mais curieusement, après avoir sagement suivi toutes les indications et une fois sorties à la sortie n°7 de l'A15, comme nous l'avait dit cet %$@!# de Mappy, mais sans nous préciser dans quel sens prendre la route suivante (haaaaha), nous avons découvert que Mappy nous menait en bateau, qu'il valait mieux faire sans lui mais malencontreusement, il n'y avait PAS UN SEUL panneau indiquant Pontoise dans tout le nord de Paris. Ou alors ils ont été volés très sélectivement par de méchants bandits qui ne veulent pas que l'on trouve Pontoise, ou alors tout l'extrême nord de Paris considère que si l'on ne sait pas aller jusqu'à Pontoise, on ne mérite pas d'y arriver, mais le fait est qu'il nous a été impossible de trouver le moindre panneau. Damned.
Lâchées par Mappy, abandonnées sans panneau, l'heure avançant (on ne pense même plus au déjeuner, on espère seulement être à l'heure), le stress montant, nous nous rabattons sur une carte de banlieue parisienne, avec laquelle je réussis vaillamment et sans vomir à nous guider en suivant les indications pour les toute petites villes à côté de Pontoise. Alors pour Eragny-sur-Oise, qui doit être trois fois moins grand que Pontoise et qui n'est pas la préfecture, il y a 12 000 panneaux. Pour Pontoise, nada.
Bref, après moult pérégrinations dans cette charmante banlieue nord, ses tours coquettes, sa campagne riante et ses panneaux indicateurs facétieux, nous avons réussi à gagner Pontoise par Cergy. En voyant le panneau "Pontoise", ce merveilleux rectangle blanc entouré de rouge, nous avons poussé un immense soupir de soulagement. Et puis parce qu'on l'avait bien mérité, on a trouvé (presque) tout de suite le Tribunal, après un détour pittoresque par le centre ville de Pontoise, ses rues étroites et ses si nombreux sens interdits, et même une place de parking juste devant. Et à l'heure. Ouf.
Tout ceci pour dire : soyez sympas, tout le monde n'a pas une carte de la banlieue nord gravée dans le cerveau, mettez des panneaux. Surtout pour Pontoise. Et spéciale dédicace pour Mappy : va te faire inonder les circuits.
29 janvier 2009
Un rôle qui me convient - Richard Russo
Un rôle qui me convient
Richard Russo
William Henry Devereaux fils, la cinquantaine, est directeur du département Lettres d’une petite université de Pennsylvanie. Ses deux préoccupations majeures sont d’une part la réduction des budgets de l’université et donc la suppression de certains postes, et l’autre l’angoisse d’avoir un calcul dans l’urètre qui l’empêche de faire pipi.
Une liste des suppressions de postes doit être établie et donne alors lieu à toutes sortes de conjectures pour savoir qui figurera sur la liste ? Le jeu des compromissions, des hypocrisies et des petits arrangements commence alors entre les professeurs qui se connaissent depuis très longtemps et les différents responsables. On se perd un peu dans cette université car à ce petit jeu s’ajoute celui des relations plus ou moins légitimes qui unissent ou désunissent les professeurs. Parallèlement à cette situation, le personnage est en proie à des méditations d’ordre familial, son père, sa mère, sa femme, sa fille, et aux interrogations existentielles de la cinquantaine. Voilà donc un homme qui aborde avec un humour un peu caustique une période importante de sa vie.
Deuxième préoccupation et pas des moindres, le calcul. L’aura, l’aura pas ? Une chose est sûre, avoir envie d’uriner et ne pas y arriver pendant 400 pages, nous procure finalement une grande satisfaction, celle d’y arriver, nous !
Ce roman se lit, certes, jusqu’au bout, avec plaisir, mais avec l’impression de tourner un peu en rond par moments. Le ton ironique et l’attitude du personnage souvent décalée par rapport aux rôles conventionnels nous rendent la lecture agréable et nous permettent d’avancer dans cette histoire sans trop s’ennuyer. Pour me faire une idée plus précise de cet auteur, je lirai un autre de ses romans, peut-être le dernier « Le pont des soupirs » car je n’arrive pas vraiment à arrêter mon opinion sur un seul titre.
Dans le même registre, je pense aux romans de David Lodge qui se lisent d’une traite, le sourire aux lèvres.
27 janvier 2009
Quand ça veut pas...
Mes bonnes résolutions étaient tardives, certes. Il y avait du boulot pour transformer la vieille Laurine de 2008 (qui avait quand même fait pas mal de bonnes choses, genre donner naissance à une petite fille, tout ça), certes. Je n'y avais pas mis beaucoup de coeur au début, certes. Mais tout de même, je ne suis pas aidée.
Après les enfants, qui sont malades depuis le 30 décembre (4 allers-retours chez le pédiatre et le docteur en 15 jours), mon fameux petit 39,6° de derrière les fagots, voilà que c'est mon cher et tendre homme qui est malade ce matin. Et comme le dit Pimprenelle, un homme malade, ça vaut largement deux enfants (pour elle c'est trois, mais moi, deux là ça suffit). Juste quand je me disais qu'enfin, ces maladies qui tournent allaient se calmer. Naturellement, je n'ai qu'une peur, c'est qu'il refile sa sale gastro à moi ou aux enfants. Et puis là, ce matin, je vais à la Préfecture pour faire les papiers de ma nouvelle voiture (suite à mon accident en décembre, mais on va mettre ça de côté pour la série pourrie, ce n'était pas en janvier), et qu'apprends-je ? Le contrôle technique est périmé. Bien périmé, même, puisque j'ai acheté la voiture le 31 décembre et que le contrôle technique était périmé le 30. Décembre. Ouaip. Voilà, donc maitenant en plus de faire la navette chez le docteur et à la pharmacie pour mon homme, il faut que je fasse refaire le contrôle technique de ma voiture, que j'appelle le type pour lui dire que bon, hein, quand même, et que je retourne à la préfecture. Sachant naturellement que j'adore aller poireauter à la préfecture (qui n'adore pas ?).
Alors je me dis bêtement que j'ai hâte que le mois de janvier finisse, pour que tout ça se calme un peu. Je ne vois pas vraiment de raison objective pour laquelle seul le mois de janvier serait concerné par la poisse, mais ça doit être le petit côté superstitieux chevillé au corps, même chez les gens absolument pas superstitieux comme moi. Que le mois de janvier finisse et tout ira mieux. Je ne sais pas s'il faut rire de ce petit côté naïf ou faire ttt ttt en secouant la tête.
Une chose est sûre : j'ai hâte que ça s'arrange !


